Archives pour janvier, 2011

Alan wake

Mes coups de cœur 2010 : partie 3/3

Avant de vous parler de mon coup de cœur de cette année je tiens d’abord à dire que l’année 2010 contrairement à ce que beaucoup disent a été pour moi une année pauvre en jeux vidéos, alors certes si on regarde bien, on a eu pas mal de gros jeux, mais au final ces jeux tirent sur des cordes déjà usées depuis un moment par l’industrie du jeu vidéo. Alors évidemment il y a des bons jeux, je ne vais pas non plus mentir. Entre un Dragon Quest IX qui se révèle excellent et un Angry Birds qui étonne on a été gâté, mais je voulais principalement souligner que non, pour moi, 2010 n’est pas une année exceptionnelle en terme de jeux vidéos. D’ailleurs en parlant d’Angry Birds je tiens à faire mon mea culpa sur l’iPhone qui est une plateforme de jeu bien plus intéressante que ce que j’aurais pu imaginer il y a de cela quelques mois/années.

Coup de cœur vidéo-ludique :

Alan Wake sur Xbox 360

Alan wake

Et que la lumiére soit !

Alan Wake c’est tout d’abord l’histoire d’un jeu qui pue le vaporware, 5 ans qu’il est annoncé sans qu’on en voit grand chose, et puis le miracle arrive, les premières images qui confirment ce qu’en disaient les développeurs depuis le début, et puis finalement le jeu sort et je peux mettre mes doigts boudinés dessus. Alan Wake écrivain à succès se retrouve en manque d’inspiration, il décide d’emmener sa femme Alice à Bright Falls pour retrouver ce qu’il lui manque et écrire de nouveau des romans. Problème, à peine arrivés sur place, Alice se fait enlever et commence alors une course poursuite à travers les ténèbres.

Le point fort du jeu? L’histoire. Il ne faut pas longtemps pour le comprendre, les phases d’actions bien qu’elles ne soient pas complétement dénuées d’intérêt sont souvent le prétexte à suivre l’histoire de l’écrivain à travers le jeu, découpée en chapitre à la façon d’une mini-série. Dans Alan Wake on dégomme des possédés à l’aide d’une lampe torche et d’un pistolet, un petit coup de lampe et hop notre vilain possédé devient vulnérable aux balles, pratique.

Tout au long du jeu on ne peut s’empêcher de vouloir en savoir plus, de comprendre la suite et d’aller à la fin du jeu pour enfin avoir accès au dénouement. Tout est magnifiquement amené, travaillé, rien n’est laissé au hasard dans la narration de ce titre sans faille du point de vue du scénario. C’est pour moi ce qui fait la force d’une bonne histoire, l’envie de la finir sans attendre. On peut également souligner une réalisation aux petits oignons, permettant de mettre davantage en valeur l’histoire grâce à des effets parfaitement maitrisés.

En conclusion, Alan Wake possède un gameplay classique mais néanmoins efficace, mais c’est son histoire qui le propulse pour moi comme mon coup de cœur de l’année en terme de jeu vidéo, je ne parle pas du meilleur jeu de l’année attention parce que c’est pour moi impossible de donner un classement de valeur.

Mammuth

Mes coups de cœur 2010 : partie 2/3

Coup de cœur cinéma :

Mammuth de Benoît Delépine et Gustav Kervern

Mammuth

Si avec ça t'as pas de style c'est que t'es un loser

Je ne suis pas critique de cinéma, alors ce qui va suivre est peut être complétement faux, mais au moins c’est de cette manière que j’ai ressenti le film.

Mammuth c’est l’histoire d’un homme qui arrivé à l’âge de 60 ans se rend compte qu’il n’a pas  les points nécessaires pour bénéficier de sa retraite à 100% à cause de certains employeurs peu scrupuleux. Sa femme l’incite donc à aller à la recherche de ses fiches de salaires. L’histoire basique n’est en fait que le prétexte du film, on plante le décor et au moins ça repose sur quelque chose. Mais dès les premières minutes on voit bien que le film veut aller plus loin que la simple histoire drôle parsemée de quelques rencontres loufoques.

En effet au delà des scènes plus étranges les unes que les autres, notons celle dans laquelle il se fait offrir, incrédule, un puzzle par ses collègues alors qu’il part en retraite, les apparitions d’Isabelle Adjani ensanglantée, la jeune fille un peu débile qui survit grâce à la retraite de son père enterré dans le jardin ou encore la surréaliste scène de masturbation mutuelle lorsqu’il retrouve une personne de sa famille.

Non, au delà de tout cela le vrai trait de génie aura été d’offrir le rôle à Gérard Depardieu, un homme capable du meilleur comme du pire, un beauf aux goûts parfois raffinés et avinés. Rien qu’en voyant l’affiche je me suis dis : « comment ne pas tomber sous le charme? », un look à la Mickey Rourke, une gueule à faire trembler de peur, et pourtant il ajoute au personnage une finesse rare dans son interprétation du commun des mortels. Je ne suis pas forcément fan de l’homme, mais sur ce film impossible de lui reprocher quoique ce soit, que cela vienne de la mise en scène ou de l’acteur, je ne suis pas assez calé pour le dire, mais il y a un petit quelque chose en plus.

Ce film est à regarder, non pas pour son histoire, mais pour les émotions que peuvent transmettre les personnages, ils visent juste sans fausses notes, de Yolande Moreau à Anna Mouglalis, le casting a l’air fait pour ce film. Ah au fait, je spoil un peu donc ne lisez pas l’article si vous n’avez pas vu le film, ahah. Allez, je vous laisse sur le trailer du film.

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Mes coups de cœur 2010 : partie 1/3

Cet article en trois parties à pour but de présenter trois coups de cœur que j’ai pu avoir cette année, chacune des parties dans un domaine différent. N’ayant pas l’esprit suffisamment critique je tiens donc à préciser par avance que ces coups de cœur sont personnels.

Coup de cœur musical :

The Roots : How I Got Over

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La pochette qui déchire

Loin d’être des inconnus sur la scène du hip hop international, The Roots n’en reste pas moins un groupe méconnu du grand public. Dans le rap game actuel on préfère parler de Kanye West, de Jay Z ou encore d’Eminem, pourtant en cette année 2010 les Roots réussissent pour moi la performance de sortir le meilleur album hip hop de l’année, rien que ça.

How I Got Over n’est pas l’album de la maturité du groupe, cette maturité étant présente depuis bien longtemps, non cet album est une envolée lyrique avec Black Thought au micro mêlé à une production de génie signée ?uestlove (ou encore appelé Questlove). Sa sortie est tout simplement passée inaperçue, faute de promotion, et croyez moi cet article ne va pas promouvoir grand chose non plus.

Pour parler de l’album en lui même, on ressent dès la première écoute les influences diverses et variées qui font le charme de ce groupe hors norme. Le Jazz, le Funk, la Soul mêlés à de subtiles touches de rock indépendant font de cet album un véritable melting pot de talent, les invités permettant comme souvent la cohérence d’un tel projet. On notera donc la présence de Dice Raw sur l’étonnant « Walk Alone », de John Legend sur « The Fire », le titre qui mérite l’achat de cet album à lui seul, ou encore de STS sur le titre bonus « Hustla » qui vous fera vibrer les oreilles.

En résumé la formation nous offre ici sa meilleure prestation depuis quelques temps, coiffant sur le poteau les grosses sorties de cette année 2010 dans mes écouteurs. Et puis après tout, c’est quand même le groupe qui arrive à faire danser Yoda, rien que pour ça  courrez l’acheter si ce n’est pas encore fait.